Résumé

Anaïs Du Tertre Voyage de Vermont-sur-Orne à Constantine-sur-l'Oued-Rummel… (1866)

Au sein de la terre Dieu fait naître l'or, Mais notre prière Est son vrai trésor, Et dans la nature, Au Dieu paternel Toute créature Doit l'hymne éternel.
Quand l'orage gronde, Dieu seul peut ouïe Dans les bruits du monde Un faible soupir;
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Entendre la plainte Qu'enferme le coeur, Et dans l'âme sainte Mettre le bonheur.
Dans la nuit noire, Une fourmi noire Sur un marbre noir, Dieu la voit !
Aussi dans l'espace. De la terre au ciel, L'eau, le feu, la glace, L'absinthe et le miel, Le cèdre, le chaume, Le jour et la nuit, Le géant, l'atôme, Tout est devant lui !
Source : Gallica

Anaïs Du Tertre Voyage de Vermont-sur-Orne à Constantine-sur-l'Oued-Rummel… (1866)

Ce reste d'eau, c'est I'Oued-Rummel ; c'est le vieux torrent sauvage qui, au moindre orage, remplit tout à coup son vaste lit et même les vallées qu'il parcourt, emporte tout sur son passage et traîne à sa suite la désolation et la mort.
Pourtant salut à toi, vieil africain ! Salut à toi, fleuve aimé d'Annibal et du noble Jugurtha! Salut à toi qui, dans les profondeurs inconnues de tes antres mystérieux, ronges depuis tant de siècles la base du roc formidable qui porte, comme une couronne de pierre, la fière Constantine sur son front!
Source : Gallica

Anaïs Du Tertre Voyage de Vermont-sur-Orne à Constantine-sur-l'Oued-Rummel… (1866)

Les maisons arabes ne sont point, dans cette province, couvertes de terrasses comme dans celles d'Alger et d'Oran. Des tuiles creuses, vernissées, très variées de teintes, s'entre-croisent sans presque de pente pour les couvrir; elles s'avancent jusqu'au plus extrême rebord du plateau comme pour ne rien perdre de cet étroit emplacement, et semblent défier l'abîme.
Le vertige devrait s'emparer de leurs habitants; mais l'Arabe, ami des hauteurs, ne connaît pas cette influence du vide, et le Français se fait à tout.
Source : Gallica

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