Ferdinand-Philippe d' Orléans

Résumé

Ferdinand-Philippe d' Orléans Récits de campagne, 1833-1841 (1890)

C'est une situation qu'on ne peut pas faire d'une manière permanente à une troupe que celle où, depuis deux ans, se trouve la division de Constantine. On peut dépenser la vie des hommes de toute manière pour un intérêt public, on ne peut pas, par économie ou par d'autres motifs pires encore, condamner à mort chaque année des milliers de soldats ; quand on déclare qu'on est en Afrique pour des siècles, on ne peut laisser pour des siècles une armée sans lits, sans abris, sans matelas, sans hôpitaux, sans médicaments, sans ustensiles et même presque sans médecins.
Source : Gallica

Ferdinand-Philippe d' Orléans Récits de campagne, 1833-1841 (1890)

C'est une pure ville musulmane de cinq mille âmes. Vue du dehors, elle paraît une capitale par la fraîcheur des eaux, par ses riches vergers et par son étendue; mais l'intérieur ne répond pas à cette première impression. Excepté les mosquées, pas une maison n'a dix pieds de haut; ce sont des loges de bêtes féroces ou des cartons à chapeau; les rues sont couvertes de joncs, d'un côté à l'autre, et je suis obligé de me courber à cheval pour y passer. La population nombreuse, mais immobile, paraît plus résignée que contente, plus soumise que dévouée.
Source : Gallica

Ferdinand-Philippe d' Orléans Récits de campagne, 1833-1841 (1890)

Ces lignes de képis, entrecoupées de loin en loin par les turbans des spahis, les chapeaux des marins ou les képis bleus des armes spéciales et de la milice, sont d'un joli effet.
Au bout de trois quarts d'heure un roulement se fait, tout le monde se lève, un coup de baguette et tout le monde remplit ses verres ; mais avant que le maréchal ait eu le temps de porter la santé du Roi, un hourra général de « Vive le Roi! » avec tous les képis en l'air, rend tout discours impossible. Les tambours battent aux champs, la musique joue, le canon tire
Source : Gallica

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