Léon Plée,
Abd-el-Kader, nos soldats, nos généraux et la guerre d'Afrique
(1866)
“ Voyant ce petit nombre, inaccessibles à la pitié comme à l'admiration, excités, au contraire, par cette résistance inouïe, les Kabyles reviennent à la charge avec ces cris rauques qui ressemblent à ceux des oiseaux de proie. Nos braves n'ont plus une seule cartouche. Ils s'embrassent en se disant un dernier et sublime adieu, sous les regards de ce ciel qui ne vient pas à leur secours; puis, jetant ces fusils que leurs bras ne peuvent plus supporter, ils se précipitent sur les ennemis, sans ordre de combat, là où ils peuvent frapper, la baïonnette au poing. ”
