Léonce André, Les Campagnes d'Afrique. Récits populaires et anecdotiques… (1868)
“ La lutte dura trente-six heures dans un défilé de cent pieds de large, sur une terre de sable sillonnée par le lit du torrent, murée à droite et à gauche par des escarpements à pic. Toujours chargeant droit devant elle, enlevant un à un, les pitons devenus des citadelles, balayant les ravines qui protégeaient les embuscades, la colonne Changarnier s'arrêta quelquefois; elle ne recula jamais. Les munitions épuisées en quelques heures forcèrent à se battre deux jours à l'arme blanche ; les charges de cavalerie suppléèrent au canon, les chasseurs d'Afrique aux boulets. ”
