Résumé

Jules Ladimir,  Les guerres d'Afrique, depuis la conquête d'Alger par les Français jusques et y compris l'expédition de Kabylie en 1857… (1859)

“ Le silence règne partout, la montagne semble déserte. Il n'y a qu'à monter. Mais habitué de l'Afrique, tout mutilé de ses combats, le général sait la guerre et ses ruses : il ne prend ni confiance, ni frayeur à ce désert silencieux, organise sa brigade en trois colonnes, qui monteront de front, à mêmes hauteurs, divisant ainsi l'attention et les efforts de l'ennemi; les couvre à droite et à gauche par deux compagnies de tirailleurs chargées de protéger leurs flancs, et les appuie en réserve par un demi-bataillon de ligne. ”
Source : Gallica

Jules Ladimir,  Les guerres d'Afrique, depuis la conquête d'Alger par les Français jusques et y compris l'expédition de Kabylie en 1857… (1859)

“ Quelques Kabyles ont pris un mulet ou un âne égaré par la plaine, et c'est pour célébrer cette conquête qu'ils ont tiré ces coups de fusil, si fertiles en commentaires. A part ces deux accidents, la journée passe lentement : les uns causent ou dorment pour tuer le temps; les
coups de feu isolés, qui de fois à autre retentissent aux avant-postes, ne dérangent plus personne : on ne lève même plus la tête ; les nuages qui passent, indices trompeurs du temps futur, ont seuls puissance pour occuper les regards et la pensée.
”
Source : Gallica

Jules Ladimir,  Les guerres d'Afrique, depuis la conquête d'Alger par les Français jusques et y compris l'expédition de Kabylie en 1857… (1859)

“ Tandis que ces trois colonnes sont en marche, l'artillerie, placée sur un mamelon avancé, foudroie le village de Djemma à coups d'obusiers rayés et de fuséês. Le colonel de Fénelon, commandant en chef de la cavalerie, refoule devant lui, à la tête d'un peloton de spahis et d'un escadron de chasseurs d'Afrique, les Kabyles épars sur la haute plaine et sous les premiers figuiers; puis, laissant aux fantassins une placé que seuls ils peuvent occuper désormais, rentre sur la plaine pour ne point prodiguer en vain le sang et les efforts de ses cavaliers. ”
Source : Gallica

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