Résumé

Ferdinand Quesnoy L'armée d'Afrique depuis la conquête d'Alger (1888)

Le 26 au matin cette colonne sortait à peine du bois de Muley-Ismaïl qu'elle fut assaillie par des masses de cavaliers et fantassins arabes. En un instant l'avantgarde fut enveloppée ; elle se replia sur le convoi et un des bataillons d'infanterie fut isolé du reste de la colonne. Le général fit réunir à l'avant-garde une partie de son arrière-garde. Une compagnie d'Afrique mit dans ce mouvement tant d'élan et de courage qu'elle
rétablit l'ordre et fit céder l'ennemi, qui nous laissa le temps de relever nos morts.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy L'armée d'Afrique depuis la conquête d'Alger (1888)

Mustapha fut défait et le canon d'Oran annonça la victoire d'Abd-elKader. Le général, dans son erreur, était seul à ne pas comprendre tout ce qu'il y avait d'exagéré et d'imprévoyant dans une pareille manifestation. Il poussait si loin l'aveugle enthousiasme pour Abd-el-Kader qu'il lui dit « qu'il le rendrait grand au delà de ses plus grands désirs et qu'après le départ du général Voirol il le ferait régner de Maroc à Tunis. » Voilà où peut conduire un chef mal éclairé et trop infatué de lui-même.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy L'armée d'Afrique depuis la conquête d'Alger (1888)

La guerre d'Afrique ne ressemble à aucune autre : ce n'est point une guerre dans laquelle il suffit d'établir sa force militaire pour dicter à l'ennemi des conditions qui seront le plus souvent respectées et observées ; c'est plutôt une guerre de race dans laquelle le sentiment religieux intervient avec une supériorité et une puissance qui font tout entreprendre et tout braver.
Pour l'Arabe, nous sommes des envahisseurs et des infidèles; à ce double titre, il doit nous combattre jusqu'à ce qu'il lui soit démontré que la lutte ne peut pas être à son avantage
Source : Gallica

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