Débarquement

Définition et enjeux

Léon Guérin Histoire maritime de France. Marine contemporaine de 1784 à 1848 (1843-1848)

Qu'on s'imagine une flotte de bateaux plats portant une armée de débarquement, rencontrée en pleine mer, si tant est qu'elle résistât même à la pleine mer, par une escadre de vaisseaux de ligne; et qui ne voit à l'instant cette pitoyable flotte dispersée, effondrée, coulée avec tout ce qu'elle porte? En vain on objecterait que le feu de cinq cents
chaloupes canonnières égalait celui de vingt vaisseaux de cent canons.
Source : Gallica

Victor de Mars Revue des Deux Mondes

Après avoir heureusement mis à terre soixante mille hommes, en jeter quinze mille sur la côte ennemie n’était plus qu’une sorte d’amusement. Le succès de l’expédition était d’ailleurs infaillible. Les gros canons de marine étaient là pour intimider ou foudroyer les troupes qui au premier moment auraient pu s’opposer au débarquement. Sous la protection de cette puissante artillerie, on descendit à terre sans coup férir, et quand on y fut établi, il n’eût fallu rien moins qu’une armée pour jeter à la mer ceux qui venaient de faire ce hardi coup de main. Et d’où fût venue cette armée?
Source : Wikisource

Le Magasin militaire des Français… (1859-1860)

La traversée, le débarquement étaient assurément deux des éventualités les plus redoutables qu'offrait une entreprise qui est presque sans précédent, eu égard aux distances, à la saison, aux incertitudes sans nombre qui l'entouraient. Je juge que l'ennemi, qui laisse s'accumuler à quelques lieues de lui un pareil orage sans rien faire pour le dissiper à son origine, se met dans une situation fâcheuse, dont le moindre inconvénient est de paraître frappé d'impuissance vis-à-vis des populations.
Source : Gallica

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