Charles Cunat

Résumé

Charles Cunat Histoire du bailli de Suffren (1852)

Au corps de bataille, le Héros se trouva encore par le travers du Superb. Le Bailli n'est pas abord, mais le brave de Moissac, ce compagnon fidèle de Suffren, qui a sa confiance intime, commande ce vaisseau. Moissac est tellement animé de la profonde ardeur de son chef, que l'absence des insignes de l'amiral est le seul indice qu'il n'est pas à bord. L'Illustre, son loyal matelot de l'arrière, que commande toujours le comte de Bruyères, continue, ainsi qu'au combat du 3 septembre, à mériter les éloges de son général. Le Héros et l'Illustré tiennent tête au Superb, au Monarca et au Burford.
Source : Gallica

Charles Cunat Histoire du bailli de Suffren (1852)

Cette ruse, plus digne d'un obscur praticien que de la loyauté d'un guerrier, n'échappait pas , sans doute, a Suffren ; mais sa grande âme la dédaignait. Uniquement occupé de la gloire du nom français, compromise, du déshonneur qui va rejaillir sur la France, ému du sort de tant de braves gens qui semblent lui tendre les bras, il jette un regard sur son escadre : il la voit partager ses sentiments, et il ose se charger des événements.
Source : Gallica

Charles Cunat Histoire du bailli de Suffren (1852)

Le feu de nos vaisseaux se maintient si vif et si bien servi, que de temps en temps l'ennemi se trouve forcé à faire de fortes arrivées pour s'y soustraire. Nos capitaines, que l'intrépide Bailli a enthousiasmés de son dévoûment, ponctuels à exécuter l'ordre exprimé par le signal qui brillait au grand mât de la Clèopâtre , répété par le Cowentry, laissaient porter sur l'ennemi pliant toujours, et le suivaient en le maintenant à demi-portée de fusil, ainsi que le prescrivait Suffren, dont le courage veillait sur le combat.
Source : Gallica

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