Résumé

Raoul Castex La manoeuvre de La Praya : (16 avril 1781… (1912)

Mais il lui faut se bâter, car il ne commande en chef que jusqu'à sa jonction avec d'Orves. Après le Cap, il n'a plus rien à espérer; la gloire profitera à un autre.
Et voici que la situation si longtemps caressée dans ses rêves épiques se présente soudain à lui. Quels résultats ne lui montre pas sa puissante imagination ! S'il attaque vigoureusement ce Johnstone, le succès est certain. Alors ce sont les navires de l'Anglais écrasés et pris, son convoi à la cote, son expédition détruite, un immense succès. Ce sont les renforts inattendus conduits à d'Orves.
Source : Gallica

Raoul Castex La manoeuvre de La Praya : (16 avril 1781… (1912)

Le magnifique vaisseau, faisant feu des deux bords, continue sur son erre, et laisse tomber son ancre par le travers du MONMOUTH. Sa vitesse est telle qu'il marche encore un peu, que son ancre chasse légèrement, et qu'il aborde par la hanche de l'arrière un des transports mouillés au vent. Les deux navires se décollent au bout d'un instant, quand le Héros revient à l'aplomb de son câble. Huit Anglais, qui ont cru le prendre à eux seuls à l'abordage, ont grimpé à bord par un sabord de la batterie basse et restent prisonniers.
Source : Gallica

Raoul Castex La manoeuvre de La Praya : (16 avril 1781… (1912)

Ce n'est autre que la Fortune. Elle rallie heureusement l'escadre et l'autre, poursuivie à son tour, s'éloigne aussi vite qu'elle peut. C'est une des deux fl'égales que Johnstone, en s'en allant, a laissées devant la côte du Cap et qu'on apercevait du haut des collines depuis le 28 juillet, croisant sans cesse aux atterrages. La surveillance reste bien assurée, évidemment, mais de quel intérêt peut être un éclairage qui ne sert qu'à éviter indéfiniment l'ennemi? En quoi sert-il les fins de la guerre ? En quoi mène-t-il à la maîtrise de la mer ?
Source : Gallica

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