Ch. Chabaud-Arnault

Résumé

Ch. Chabaud-Arnault Histoire des flottes militaires (1889)

Dans la journée de Trafalgar, tous les vaisseaux de Nelson, il faut le reconnaîtra, avaient manœuvré et combattu d'une manière digne du chef admirable qui'les conduisait. Si certains vaisseaux de la flotte combinée ne firent pas tout leur devoir, si quelques-uns se conduisirent même presque honteusement, la plupart, au contraire, se défendirent avec héroïsme. Le brave contre-amiral Magon, les capitaines Lucas, Infernet, Cosmao, le chef d'escadre espagnol Cisneros et le capitaine Valdès, d'autres encore, conquirent dans eu jour néfaste une gloire qui mériterait d'être immortelle.
Source : Gallica

Ch. Chabaud-Arnault Histoire des flottes militaires (1889)

Mais, loin de réparer sa première faute en accourant pour seconder son illustre chef, Tromp, se laissant entraîner dans le piège que lui tendait le chef de l'arrière-garde anglaise, poursuivit vainement cette escadre et finit par se séparer complètement de Ruyter. Celui-ci, n'ayant plus que 8 ou 10 vaisseaux autour de son pavillon, couvrit d'une manière admirable la retraite du gros de sa flotte, alors en pleine déroute. Tout son courage et tout son génie ne purent empêcher les Anglais de prendre ou de détruire une quinzaine de bâtiments.
Source : Gallica

Ch. Chabaud-Arnault Histoire des flottes militaires (1889)

Lorsque le Tonnant et l'Intrépide rentrèrent à Brest, l'Étanduère voulut que son vaisseau fût remorqué par celui du capitaine de Vaudreuil, bien qu'il n'en eût plus alors le moindre besoin. Un chef prouvait-il donner à son subordonné, d'une manière plus noble et plus délicate, un témoignage public de sa satisfaction et de sa reconnaissance ? Tel fut le magnifique combat du 14 octobre 1747 que Suffren, alors enseigne de vaisseau sur l'escadre de l'Étanduère, regarda toujours comme l'une des plus glorieuses actions que notre marine eût jamais livrées.
Source : Gallica

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