Les marins français depuis les Gaulois jusqu'à nos jours… (1886)
“ La mâture entière du vaisseau vient de crouler. Les hourrahs frénétiques des Anglais saluent à l'envi la chute du pavillon de commandement de l'amiral qui flotte au grand màt. Hors de lui, et se croyant abandonné de sa flotte, Suffren n'en préfère pas moins une mort héroïque à la honte de se rendre. Ne connaissant plus de bornes à son généreux désespoir, il s'élance sur la dunette, et là, l'œil étincelant, s'exposant, comme par une sublime bravade à tous les coups de l'ennemi, il crie d'une voix éclatante : - Des pavillons! des pavillons! qu'on apporte des pavillons blancs! ”
