Galion

Définition et enjeux

Émile-Auguste Bégin,  Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

“ La poupe du galion, à la différence de celle de la nef qui était plate, était arrondie et avait deux lobes hémisphériques, séparés par l'étambot, fondement de l'arrière et support du gouvernail. Les galions ordinaires avaient deux ponts, les plus grands en avaient trois. Venise fit construire un galion d'une taille gigantesque : il portait trois cents pièces d'artillerie de tous les calibres, et devait recevoir cinq cents soldats, outre son équipage de matelots. Ce navire ne prit pas la mer. ”
Source : Gallica

Auguste-Émile Cillart de Kermainguy,  L'Esclave des galères, ou Malte sous les chevaliers… (1841)

“ Depuis le fameux galion qu'Alof de Vignacourt.
Le grand galion, ou plutôt la grande carraque de Malte, était d'une haute importance dans les batailles navales, et sa grandeur était telle, qu'il semblait une citadelle flottant sur l'eau.
A l'attaque de la Goulette où se trouvait la flotte de Charles - Quint, « la carraque qui avait la plus grosse artillerie de toute l'armée tira si à propos et de telle furie qu'on recogneut qu'en ce côté-là elle avait démonté l'artillerie des ennemis. »
”
Source : Gallica

Émile-Auguste Bégin,  Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

“ Ils ne vont que pour marchandises, « jamais pour la guerre. Les hommes qui entrent en ces carraques sont au moins six « cents et au plus treize cents. dont sept à huit cents soldats. »
Le Galion fut dans l'origine, un vaisseau hybride, produit d'une fusion faite de la nef avec la grosse galère. C'était, à le bien prendre, une nef allongée et plus étroite du fond et des flancs qu'une nef ordinaire. Quelques galions allaient à la rame, mais c'était le très-petit nombre. Les Vénitiens avaient un galion à rames, en 570, dans la flotte qui alla chercher les Turcs devant l'île de Chypre.
”
Source : Gallica

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