Alphonse Fresse-Montval

Résumé

Alphonse Fresse-Montval La France illustrée par ses marins… (1830)

En un instant, les flûtes et tout ce qu'elles renferment, sont enveloppés par les flammes; les cris de tant de malheureux, le bruit des canons, le fracas des vaisseaux qui sautent en l'air, se mêlent aux plaintes des mourans, aux clameurs des blessés, et redoublent l'horreur de cette formidable journée. Quoique blessé lui-même à la tête et à la jambe, quoique une partie de son monde eût été tué, d'Estrées avait réussi, après une lutte opiniâtre, à s'emparer du contre-amiral hollandais, quand le feu prit encore à ce navire, et étendit ses ravages sur celui que montait d'Estrées.
Source : Gallica

Alphonse Fresse-Montval La France illustrée par ses marins… (1830)

On vit l'escadre insensiblement anéantie par la fureur des vents et par divers combats, la garnison réduite presque à rien par des attaques et des sorties continuelles, et le petit nombre d'officiers et de soldats, qui survécurent, atténués par la faim et la misère. Une flotte de vingt-un vaisseaux hollandais, qui survint, et dont les troupes se joignirent à celles des Maures, acheva de réduire les Français à des extrémités sans exemple, et les mit dans la nécessité de capituler pour le salut de leurs tristes restes.
Source : Gallica

Alphonse Fresse-Montval La France illustrée par ses marins… (1830)

Ce désordre n'était que le prélude d'une furieuse tempête. La nuit du y au 8 juin, le Saint-Paul eut la barre de son gouvernail rompue, et, les fenêtres de la chambre s'étant ouvertes, l'eau y entrait par torrens. Le 8, l'agitation de la mer devint encore plus violente, quoique le vent fût médiocre. Les quatre vaisseaux, comme ensevelis entre les vagues, perdaient la vue les uns des autres, à peu de distance. Une vague prit le Saint-Paul en poupe, fit soulever le gouvernail, qui enfonça le banc de
la chambre, et mouilla le navire jusqu'au dessus des dunettes.
Source : Gallica

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