Résumé

Antoine Caillot Beautés de la marine, ou Recueil des traits les plus curieux concernant les marins voyageurs… (1843)

On fit descendre quarante hommes dans les canots pour aller au rivage, sur lequel une centaine d'habitans faisaient des signes; mais la mer battait contre la côte d'une si terrible manière, qu'il fut impossible de prendre terre.
Ceux qui étaient dans les canots allaient s'en retourner fort tristes, lorsqu'un jeune homme se leva d'un air plein d'audace, en criant que dans une telle extrémité il serait honteux de retourner vers la flotte sans y porter du secours, et d'être arrêté par le danger présent après en avoir bravé tant d'autres.
Source : Gallica

Antoine Caillot Beautés de la marine, ou Recueil des traits les plus curieux concernant les marins voyageurs… (1843)

Pendant les orages, le navire va branlant et chancetaut, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ; mais lors du vent en poupe, les voiles tiennent le navire ferme. S'il est à la bouline, il ne penche que d'un côté. Ces calmes ébranlent fort un vaisseau, surtout quand il est grand et chargé, et le plus souvent ils le font tellement entr'ouvrir, que, si ensuite il survient quelque tourmente, il n'y peut résister long-temps.
Source : Gallica

Antoine Caillot Beautés de la marine, ou Recueil des traits les plus curieux concernant les marins voyageurs… (1843)

Le jour même où l'escadre découvrit l'embouchure du détroit, elle profita d'un beau temps et d'un vent frais pour y entrer; et, quoique la longueur en soit d'environ huit lieues, elle le passa fort heureusement à la faveur d'une forte marée. Là finit l'Océan Atlantique et commence la Mer du Sud. Les Anglais ne se représentant plus qu'une mer ouverte entre eux et les contrées auxquelles ils aspiraient, se formaient déjà des projets de bonheur, fondés sur toutes les richesses du Chili et du Pérou.
Source : Gallica

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