Le poivre, épice par excellence, a traversé les âges comme symbole de saveur, de médecine et de commerce. Des textes anciens comme L'École de Salerne le valorisent comme remède, tandis que Flaubert le célèbre pour son épicée sensualité. Claudius Blanchard souligne son rôle universel dans la cuisine, Auguste Colombié détaillant ses origines botaniques.
Lorédan Larchey, en revanche, en fait un terme argotique pour désigner le poison ou l’ivresse. Ce condiment, à la fois stimulant et symbolique, illustre l’interférence entre alimentation, santé et culture matérielle, liens qui le rapprochent du sel, du gingembre ou de la moutarde.