Jules Massé

Résumé

Jules Massé Avis au clergé (1855)

Une boisson alcoolique agit spécialement, non pas sur la circulation du sang, non sur la muqueuse, c'est-à-dire sur la peau intérieure du tube digestif, elle agit sur le système nerveux général, et la preuve en est que, s'il y a excès, exagération, le vin ne détermine pas d'apoplexie, le vin ne corrode pas la muqueuse; il grise, il porte à la tête, il endort le cerveau, centre de l'innervation; il l'endort si bien que toutes les fonctions se trouvent entravées : les jambes fléchissent, l'estomac rend ce qu'il a pris, l'intelligence et la raison s'envolent.
Source : Gallica

Jules Massé Avis au clergé (1855)

Certes, je comprends le zèle religieux et les saintes ardeurs de ces bons missionnaires qui, au prix de leur santé, de leur vie même, vont porter aux peuplades éloignées les grandes vérités de l'Évangile. J'admire comme tout le monde les héroïques sacrifices des martyrs de la foi, mais la plupart des ecclésiastiques qui desservent deux paroisses à la fois, tout en se ruinant la santé, deviennent incapables de remplir toutes les charges de leur ministère, et voilà tout. Il n'y a plus là ni martyre, ni dévouement, ni sacrifice; il y a faute contre l'hygiène, imprudence, conduite dangereuse.
Source : Gallica

Jules Massé Avis au clergé (1855)

En troisième lieu, le jeune prêtre, nommé tout d'un coup curé desservant, se fait un monstre de ce qu'on appelle exigences du monde ; il arrive avec cette timidité déplorable qui enchaîne l'intelligence et qui annihile les Elus grands moyens. Une fois prêtre, il faut savoir fouler aux pieds la crainte ridicule du qu'en-dira-t-on. Je ne conseillerai jamais l'arrogance, mais je repousse la pusillanimité. Vous êtes un homme, après tout, monsieur le curé, tout autant que le fermier goguenard qui vous fait rougir, tout autant que les incrédules qui glosent contre vous au cabaret
Source : Gallica

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