Résumé

Antoine Louis Fonteret Hygiène physique et morale de l'ouvrier dans les grandes villes en général et dans la ville de Lyon en particulier… (1858)

Je dirai tout d'abord que l'air perd sa pureté native et salutaire par l'acte même de la respiration.
Voici, en effet, ce qui se passe à mesure que l'on respire.
Appelé dans la poitrine par un mouvement d'inspiration, l'air s'y précipite et se dépouille de ce qu'il renferme d'essentiellement propre à la régénération du sang. Puis, il est expulsé par un mouvementd'expiration, non-seulement privé du principe vital qui l'anime, mais tout imprégné de miasmes volatiles et d'impuretés gazeuses, se dégageant
du corps à son approche, et dont il a mission de débarrasser l'économie.
Source : Gallica

Antoine Louis Fonteret Hygiène physique et morale de l'ouvrier dans les grandes villes en général et dans la ville de Lyon en particulier… (1858)

Oulre que c'est donner un appoint à la gourmandise qui lui est naturelle, c'est courir le risque de provoquer des échauffements et des troubles sérieux de la digestion.
La respiration d'un air pur et vivifié par les chauds rayons du soleil, les soins de propreté sont d'un intérêt pressant et majeur pour l'enfance ; ils lui infusent la force et la santé.
Ne regardez point comme nécessaires à son bienêtre l'enduit croûteux qui se forme sur la tête, pas plus que les poux qui sont engendrés par la malpropreté ; et détruisez doucement, patiemment, les uns et les autres.
Source : Gallica

Antoine Louis Fonteret Hygiène physique et morale de l'ouvrier dans les grandes villes en général et dans la ville de Lyon en particulier… (1858)

J'ai vu trop souvent l'exiguïté du logement, l'insouciance ou toute autre cause, faire prévaloir l'habitude contraire, et celui qui se porte bien venir, la nuit, partager le lit du malade.
Le danger est flagrant, et l'on ne s'y expose pas d'ordinaire, il est vrai, dans les affections notoirement contagieuses. Mais, dans celles qui ne sont pas réputées jouir de ce fâcheux privilège, on oublie volontiers que la séparation est un bienfait pour le malade, et que les émanations d'un corps en proie à la fièvre peuvent être nuisibles à la santé la plus robuste.
Source : Gallica

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