Évariste Huc,
Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie…
“ Les poux ont été la plus grande misère que nous ayons eu à endurer pendant notre long voyage ; nous avons eu à lutter et à nous raidir contre la faim et la soif, contre des froids horribles et des vents impétueux ; pendant deux années entières, les bêtes féroces, les brigands, les avalanches de neige, les gouffres des montagnes n'ont jamais cessé de faire planer, en quelque sorte, la mort sur nos têtes ; cependant tous ces dangers et toutes ces épreuves, nous les avons regardés comme peu de chose, en comparaison de cette affreuse vermine dont nous sommes souvent devenus la proie. ”
