Alexandre Acloque

Résumé

Alexandre Acloque Scènes de la vie des insectes (1898)

Pour apparaître au jour, l'insecte parvenu à l'état adulte, rompt l'enveloppe de la nymphe, et dégage peu à peu son thorax, puis sa tête, ses pattes, ses ailes.
Rien n'est intéressant et curieux comme d'assister à cette éclosion d'un être qui sort ainsi en quelques instants, avec tous les apanages de la vie et de l'activité, d'un étroit berceau où il était condamné à la plus complète immobilité. Peu de spectacles imposent autant à l'esprit humain l'admiration de la Sagesse infinie qui a tout fait avec ordre et avec mesure.
Source : Gallica

Alexandre Acloque Scènes de la vie des insectes (1898)

L'Odynère des murs, guêpe qui alimente son nid avec des chenilles.
C'est une victime toute désignée. La guêpe se précipite, s'en empare, l'arrache brutalement aux délices de la table, la presse contre sa poitrine en l'obligeant, à l'aide de ses pattes, à se tenir allongée, et l'emporte jusqu'au bord de son terrier.
Arrivée là, elle l'entraîne, en la tirant avec ses mandibules, jusqu'au fond du nid ; la chenille, craintive, cédant à l'instinct de défense qui se fait jour chez elle à l'approche de tout péril, s'y enroule d'elle-même.
Source : Gallica

Alexandre Acloque Scènes de la vie des insectes (1898)

On a vu des papillons sortir en état de parfaite santé de chrysalides traversées par une épingle.
Assistons maintenant à l'éclosion, à ce phénomène prestigieux qui d'une chose grossière, informe, presque inerte, va faire un être léger, gracieux, brillant, ailé, dont l'existence se passe à échanger des caresses avec les fleurs, plus attachées que lui à la terre.
Voici l'heure de la délivrance ; la prison ouvre ses portes. L'enveloppe de la chrysalide se fend en long sur le dos du thorax, et cette fente va passer entre les gaines des antennes, pour se continuer en dessous.
Source : Gallica

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