Ernest Van Bruyssel

Résumé

Ernest Van Bruyssel Les clients d'un vieux poirier… (1878)

Lorsque l'époque des métamorphoses est arrivée, notre larve, parvenue à sa grosseur, va et vient en traçant des sillons irréguliers dans le sol, et se file une coque ronde, entourée de sable à l'extérieur et tapissée à l'intérieur d'une soie blanche et fine. C'est dans cette coque qu'elle se change en nymphe, et on peut l'y voir, courbée en cercle et immobile, attendant avec calme le moment de sa délivrance.
L'insecte parfait est très allongé et ressemble assez à la libellule. Il a quatre grandes ailes, chargées de nervures très nombreuses et fort délicates.
Source : Gallica

Ernest Van Bruyssel Les clients d'un vieux poirier… (1878)

Le temps, en réalité, n'est quelque chose que parce que c'est l'étoffe dont est formée notre existence, si courte, hélas, si éphémère! Virtuellement il n'existe pas; l'infini n'a point de limites, et l'on n'y connaît point les jalons que nous mettons sur nos routes, ingénieux que nous sommes, pour en mesurer la superficie. Tout ce que je puis affirmer, c'est qu'une circonstance fort naturelle vint mettre fin à mes rêveries. Au moment où le nécrophore jetait une dernière pelletée de terre sur le corps raidi du campagnol, un homme me prit le bras et le secoua fortement.
Source : Gallica

Ernest Van Bruyssel Les clients d'un vieux poirier… (1878)

Si leur vol capricieux ne les a pas conduites trop loin de la fourmilière natale, les ouvrières les entourent aussitôt, les soignent, les protègent, et les ramènent dans les galeries. Là, elles sont l'objet d'un véritable culte, car la maternité les rend sacrées. On les accable de prévenances, et on les porte même d'un endroit à l'autre. Le corps de la femelle est alors accroché et suspendu aux mandibules de sa porteuse, et roulé comme la trompe d'un papillon. Elle se pelotonne si bien sous le corselet de l'ouvrière, qu'elle ne gêne point ses mouvements.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature