Ernest Jeanbernat, Les mémoires d'un hanneton (1892)
“ J'avais remarqué qu'une nombreuse colonie de lézards gris s'était établie le long du mur de clôture du jardin. Je m'amusais souvent à les voir courir au soleil ; j'admirais la grâce et la vivacité de leurs mouvements, leurs yeux pétillants de malice et l'adresse avec laquelle ils savaient s'emparer de leur proie. Lorsqu'une mouche étourdie allait témérairement se poser auprès d'eux, ils profitaient du moment où la coquette, absorbée par les soins minutieux d'une triomphante toilette, négligait de veiller à sa sûreté pour ramper jusqu'à elle avec un lenteur calculée. ”
