Résumé

Henri Coupin Les arts et métiers chez les animaux (1902)

Tout à coup retentit le cri d'alarme d'un Perroquet ; il se répète, et, en un instant, on est entouré de nuées de ces oiseaux, qui volent en cercles serrés autour du voyageur, et semblent vouloir fondre sur lui. De toutes les crevasses du rocher sortent des têtes de Perroquets, et ceux qui ne s'envolent point indiquent au moins, par leurs cris, qu'ils prennent part à l'émotion générale.
Chaque ouverture est celle d'un nid que son propriétaire a creusé dans les couches de marne qui séparent les assises rocheuses, et souvent on en compte plusieurs centaines.
Source : Gallica

Henri Coupin Les arts et métiers chez les animaux (1902)

En temps de guerre, ils paient bravement de leur personne, ils meurent s'il le faut pour le salut commun. Au premier coup de pioche qui met à jour une galerie, on voit accourir la sentinelle la plus voisine. L'alarme se répand, et en un clin d'œil une foule de combattants couvrent la brèche, dardant en tout sens leur grosse tête, ouvrant et fermant avec bruit leurs tenailles. Ont-ils saisi un objet quelconque, rien ne leur fait lâcher prise ; ils se laissent arracher les membres et le corps par morceaux sans desserrer leurs mâchoires.
Source : Gallica

Henri Coupin Les arts et métiers chez les animaux (1902)

Récemment feutrée et non encore engluée de miel, la bourre des ouates est bien ce que la nidification entomologique a de plus gracieux, surtout lorsque le coton est d'une blancheur éclatante, cas fréquent dans les manufactures de l'Anthidie sanglé. Aucun nid d'oiseau, parmi les plus dignes de notre admiration, n'approche en finesse de bourre, en élégance de forme, en délicatesse de feutrage, de ce merveilleux sac qu'avec toute leur dextérité nos doigts, armés d'outils, imiteraient à peine.
Source : Gallica

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