Crâne

Définition et enjeux

G. Scheid,  L'Oeuvre de Puvis de Chavannes à Amiens (1907)

“ L'âge a allongé les traits, a fait tomber jusqu'à la pointe des moustaches la ligne des pommettes, a tendu la courbe extérieure des joues, a dénudé cette tête aux tempes et aux bords du crâne, comme une pensée qui se dépouille des idées passagères et prend la netteté des vérités éternelles. Le crâne, par une simplification qui tend vers la perfection immuable, réduit peu à peu aux lignes mêmes du squelette, va vers l'absolu des formes, la figure où s'achève la tête humaine sous le masque frémissant et tôt détaché de la chair. ”
Source : Gallica

Portrait de Jean Cruveilhier Jean Cruveilhier,  Traité d'anatomie descriptive. Tome 1 (1843-1845)

“ Le crâne se moule sur le cerveau.
On me demandera peut- être, si le crâne n'aurait pas été plus solide avec une seule pièce; pourquoi non-seulement il existe trois vertèbres céphaliques, mais encore pourquoi chaque vertèbre est elle-même composée d'un grand nombre de pièces. Je répondrai en présentant le crâne du vieillard, dont tous les os sent soudés entre eux; or, cette soudure rend son crâne bien plus sujet aux fractures que le crâne de l'adulte et du jeune homme.
”
Source : Gallica

Achille Comte,  Traité complet d'histoire naturelle… (1842)

“ Le crâne n'est autre chose qu'une enveloppe osseuse du cerveau super-ajoutée à l'enveloppe fibreuse, et représentant, à sa surface interne, les dépressions et éminences de la surface correspondante du cerveau. Avant son ossification complète, le crâne éprouve un retrait ou un développement proportionnel au retrait ou au développement du cerveau; jusqu'à cette époque cette cavité est, en quelque sorte, le moule ou le représentant lidèle du cerveau. Si le cerveau s'atrophie, le vide est l'empli par de la sérosité; s'il s'hypertrophic, cet organe éprouve une compression funeste. ”
Source : Gallica

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