Diploé

Définition et enjeux

Louis Raymond Désiré Serrier Traité de la nature, des complications et du traitement des plaies d'armes à feu (1844)

La lésion du diploé peut avoir lieu, d'après M. Baudens, « quand, par suite d'un choc violent éprouvé par le crâne, les deux tables de ce dernier se sont rapprochées l'une de l'autre. » Je n'ai jamais observé moi-même cette lésion ; je pense qu'elle est très rare, et je suis porté à croire que rarement le diploé peut être lésé, sans qu'il y ait au moins une contusion plus ou moins violente de la table externe du crâne. Enfin, nous emprunterons à Ambroise Paré notre exemple de fracture isolée de la table interne des os du crâne.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Richet Alfred Richet Traité pratique d'anatomie chirurgicale… (1866)

Toute fracture et même toute fêlure des os du crâne ouvre naturellement un certain nombre d'aréoles du diploé; or, comme elles communiquent toutes entre elles, qu'elles constituent une sorte de réservoir toujours plein de sang veineux, et que les parois osseuses divisées ne peuvent, comme des parois membraneuses, se resserrer pour arrêter l'hémorrhagie, il en résulte, pendant les premiers jours qui suivent l'accident, une filtration continue du sang entre les bords de la solution de continuité.
Source : Gallica

Portrait de Ambroise Paré Ambroise Paré Oeuvres complètes d'Ambroise Paré… (1840-1841)

La méthode de Fallope en cas pareil est bien plus étrange encore. Quand l'os est découvert, dit-il, il faut savoir que deux heures seulement d'exposition à l'air suffisent pour le refroidir et entraîner la mortification de sa surface; il faut alors commencer par enlever cette surface altérée, et puis réunir la plaie par agglutination. Si l'instrument vulnérant a entamé l'os de manière à découvrir le diploé, il est inutile de ruginer ; mais il faut enlever la portion d'os qui tient au lambeau.
Source : Gallica

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