Joséphine Protche de Viville

Élements biographiques

Joséphine Protche de Viville Jean Courtebarbe, le beau tisserand de Béziers (1884)

Jean Courtaroux, en avant! Vive la joie!
Et, de la main arrondie; il confia au vent un retentissant baiser, qui certes n'était pas à l'adresse de la souveraine des Bulgares. Si le zéphir fut un messager fidèle, le front de Phanette dut frémir d'aise sous la caresse qu'il lui porta.
Il marchait, marchait, le beau tisserand, de son pas le plus pressé ; le bonheur était peint sur ses traits et, dans ce moment, il eût certes de bien bon cœur abandonné toute idée de vengeance, tant son âme semblait satisfaite.
C'est ainsi que l'inconstant et frivol esprit de l'homme voltige de pensée en pensée
Source : Gallica

Joséphine Protche de Viville La guerre : récit épisodique d'un siège au XVIe siècle (1886)

C'était pour avoir lu et relu les Stratagèmes de Frontin que Martingale était devenu espion.
On sait que plus d'une vilaine besogne a été ennoblie par une belle cause et, circonstance atténuante, s'il était besoin d'en trouver une à son cas, Martingale qui n'était ni soldat, ni bourgeois, et qui se vanlait d'être le treizième des enfants d'une famille plébéienne, faisait de l'art pour l'art.
Le métier d'espion n'est pas sans danger et le moins qu'on risque à ce jeu redoutable, c'est de finir de mort violente. Pour pratiquer l'espionnage, il faut donc avoir une véritable vocation.
Source : Gallica

Joséphine Protche de Viville La guerre : récit épisodique d'un siège au XVIe siècle (1886)

Le radeau était encore amarré aux deux rives. L'eubage n'avait qu'à le franchir pour entrer dans la cité. Il se garda bien de le faire ; ce jour-là, c'était jour de fête pour la jeunesse ; et le vieillard aurait craint de compromettre sa dignité en se mêlant à la foule joyeuse.
Cependant, à l'extrémité du radeau, une jeune fille se tenait pensive, éloignée des plaisirs de son âge. Inquiète, elle attendait, et les yeux fixés sur le bois sacré, elle interrogeait l'espace.
C'était Mélys, la pauvre Mélys qui de longtemps ne devait plus recevoir son bien-aimé frère Taskos.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature