Joséphine Protche de Viville, Jean Courtebarbe, le beau tisserand de Béziers (1884)
“ Jean Courtaroux, en avant! Vive la joie! Et, de la main arrondie; il confia au vent un retentissant baiser, qui certes n'était pas à l'adresse de la souveraine des Bulgares. Si le zéphir fut un messager fidèle, le front de Phanette dut frémir d'aise sous la caresse qu'il lui porta. Il marchait, marchait, le beau tisserand, de son pas le plus pressé ; le bonheur était peint sur ses traits et, dans ce moment, il eût certes de bien bon cœur abandonné toute idée de vengeance, tant son âme semblait satisfaite. C'est ainsi que l'inconstant et frivol esprit de l'homme voltige de pensée en pensée ”
