Napoléon Ier,
Oeuvres littéraires et politiques de Napoléon
(1840)
“ Dans ce pressant danger, vous levâtes vos regards et vîtes Narbonne. Narbonne, mettant à profit un moment de faveur, avait projeté de fixer dans une île qu'il avait dévastée par des cruautés inouïes le despotisme qui le rongeait. Vous vous concertâtes : le projet est arrêté, cinq mille hommes ont reçu les ordres ; les brevets pour accroître d'un bataillon le régiment provincial sont expédiés ; Narbonne est parti. Celte pauvre nation, sans armes, sans courage, est livrée, sans espoir et sans ressource, aux mains do celui qui en fut le bourreau. O infortunés compatriotes! ”
