Henri Vié-Anduze, Le Dernier amour de Cinq-Mars, roman historique (1860)
“ A ces mots, Cinq-Mars s'était avancé vers son ami, et lui prenant la main : — Fuyez, de Thou, dit-il, fuyez , ami trop dévoué ; laissez-moi seul braver les dangers de mon entreprise et encourir la mort. Je crois à votre dévouement, vous le poussez jusqu'au sacrifice ; je sais que la mort ne vous effraie point, mais c'est assez d'une victime ; encore une fois, ami, fuyez , ou je me tue. Cinq-Mars s'était armé d'un poignard ; déjà la pointe acérée menaçait sa poitrine. — Arrêtez, malheureux, s'écria de Thou, vous allez commettre un crime, et on dira qu'un d'Effiat n'a pas su mourir. ”
