Résumé

Antoine-François Flobert Histoire des ducs d'Orléans de la maison de Bourbon… (1845)

Et ce fut en vain que Jean de Werth, « ce fameux enleveur de quartiers » dont le nom faisoit peur aux enfants, vint plusieurs fois porter l'épouvante au milieu du camp françois ; il ne parvint pas à ravitailler la place.
Cependant, le danger que couroit la France ne préoccupoit pas tellement l'esprit du duc d'Orléans qu'il ne se souvînt encore de sa haine contre le cardinal; d'ailleurs, de nouveaux confidents s'étoient chargés de la raviver, et Richelieu se vit encore une fois exposé à un péril imminent, et dont il ne se put douter qu'après y avoir échappé.
Source : Gallica

Antoine-François Flobert Histoire des ducs d'Orléans de la maison de Bourbon… (1845)

« Moi, prisonnier! » s'écria Concini. Et, au même instant, il tomba frappé de trois balles. Le roi parut aussitôt à la fenêtre : « Grand merci à vous, mes amis, dit-il; maintenant je suis roi. » Et tout le Louvre retentit des cris de : Vive le roi !
On mit immédiatement hors du Louvre les gardes de la reine. La maréchale d'Ancre fut arrêtée, et condamnée par le parlement à perdre la tête, pour crime de magie. Le jour même, le baron de Vitry fut fait maréchal de France, et Charles de Luynes, premier gentilhomme et lieutenant du roi en Normandie.
Source : Gallica

Antoine-François Flobert Histoire des ducs d'Orléans de la maison de Bourbon… (1845)

Il fit comprendre à Louis XIII que cette cabale, qui prenoit pour prétexte la rupture du mariage de Gaston, n'avoit d'autre but que de faire monter ce dernier sur le trône à sa place, après l'avoir renversé lui-même et enfermé dans un monastère, et que la reine n'attendoit que ce moment pour se marier avec le duc d'Anjou. Cette insinuation produisit la plus vive impression sur l'esprit aussi foible qu'ombrageux du roi, et lui fit autant presser le mariage qu'il y avoit d'abord été contraire.
Source : Gallica

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