Résumé

Théodose Burette Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la mort de Louis XVI. Avec des Considérations sur l'histoire… (1838)

Non, répondit Condé, il n'y a aucunes mesures sûres à prendre avec des gens qui ne peuvent jamais répondre d'eux-mêmes d'un quart d'heure à l'autre, puisqu'ils ne peuvent jamais se répondre un instant de leurs compagnies ; je ne peux me résoudre à devenir le général d'une armée de fous, et il n'y a pas un homme sage qui voulût s'engager dans une cohue de cette nature. Je suis prince du sang, et je ne veux pas ébranler l'État. Après cette ferme résolution, Condé offrit au coadjuteur de le réconcilier avec la cour, et lui conseilla amicalement d'abandonner le parlement qui se perdait.
Source : Gallica

Théodose Burette Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la mort de Louis XVI. Avec des Considérations sur l'histoire… (1838)

Henri de Bourbon, roi de Navarre, entra dans la chambre de Henri III au moment que ce prince venait d'expirer. Il se jeta sur le corps sanglant, l'embrassa avec transport ; puis se relevant, il dit d'un air pénétré et le coeur gros de soupirs : Les larmes ne le feront pas revivre. Les vraies preuves d'affection et de fidélité sont de le venger ; pour moi, j'y sacrifierai ma vie : nous sommes tous Français, et il n'y a rien qui nous distingue au devoir que nous devons à la mémoire de notre roi et au service de notre patrie.
Source : Gallica

Théodose Burette Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la mort de Louis XVI. Avec des Considérations sur l'histoire… (1838)

Les ministres d'Emmanuel lui avaient mandé qu'il trouverait en France une foule de mécontens, qui n'attendaient que de l'appui et un chef : il crut donc qu'il n'avait qu'à se montrer pour animer le parti. Mais il ne connaissait pas, dit Sully, la légèreté des hommes, et surtout des courtisans français, qui, comme ils s'altèrent pour un rien, s'apaisent aussi de même : il ne leur faut qu'une oeillade, un sourire, une louange, une parole gracieuse de leur roi, pour changer les coeurs les plus ulcérés, et leur faire protester d'employer bien et vie pour son service.
Source : Gallica

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