Alexis de Saint-Priest,
Revue des Deux Mondes
“ À en juger non par les panégyriques, mais par les actes, le cardinal de Lorraine ne fut jamais qu’un brouillon magnifique. Il n’avait de l’homme d’état que le costume, l’attitude et le masque. En revanche, la nature en avait fait un orateur éminent. Sans doute, l’éloquence de Charles de Guise n’a pas échappé au mauvais goût dont les arts libéraux s’étaient seuls affranchis dans ce beau siècle de la renaissance, et qui infectait la poésie, l’éloquence religieuse ; judiciaire et politique, mais, de l’aveu de tous ses contemporains, le cardinal de Lorraine était puissant par la parole. ”
