Madame de La Fayette

Élements biographiques

Portrait de Madame de La Fayette Madame de La Fayette Œuvres complètes de mesdames de La Fayette…

Est-il possible que l’amour m’ait si absolument ôté la raison et la hardiesse, et qu’il m’ait rendu si différent de ce que j’ai été dans les autres passions de ma vie ? J’ai dû respecter la douleur de madame de Clèves ; mais je la respecte trop long-temps, et je lui donne le loisir d’éteindre l’inclination qu’elle a pour moi.
Après ces réflexions, il songea aux moyens dont il devait se servir pour la voir. Il crut qu’il n’y avait plus rien qui l’obligeât à cacher sa passion au vidame de Chartres : il résolut de lui en parler, et de lui dire le dessein qu’il avait pour sa nièce.
Source : Wikisource

Portrait de Madame de La Fayette Madame de La Fayette Zayde, histoire espagnole. Tome 2 (1821)

Vous êtes contente, Madame, lui dit-elle d'une voix assez faible, Alamir est mort. Alamir est mort, continua-t-elle ; et comme si elle se l'eût appris à elle-même : je ne le verrai donc plus; j'ai donc perdu pour jamais l'espérance d'en être aimée ; il n'est plus au pouvoir de l'amour de faire qu'il soit
attaché à moi : mes yeux ne verront plus les siens; sa présence, qui adoucissait tous mes malheur; n'est plus un bien que je puisse recouvrer. Ah ! Madame, dit-elle à Zayde, est-il possible que quelqu'un pût vous plaire, et qu'Alamir ne vous ait pas plu ? Quelle inhumanité est la vôtre ?
Source : Gallica

Portrait de Madame de La Fayette Madame de La Fayette La Princesse de Clèves

Vous m'aimez, vous me le cachez inutilement; vous-même m'en avez donné des marques involontaires. Je sais mon bonheur; laissez-m'en jouir, et cessez de me rendre malheureux. Est-il possible, reprenait-il, que je sois aimé de madame de Clèves, et que je sois malheureux? Qu'elle était belle cette nuit! Comment ai-je pu résister à l'envie de me jeter à ses pieds? Si je l'avais fait, je l'aurais peut-être empêchée de me fuir, mon respect l'aurait rassurée; mais peut-être elle ne m'a pas reconnu; je m'afflige plus que je ne dois, et la vue d'un homme, à une heure si extraordinaire, l'a effrayée.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature