Jean Marie, Essai sur la vie et les ouvrages du chancelier Michel de L'Hospital… (1868)
“ Il n'a pas l'emphase et il a toute la verve de ses contemporains. Son expression est piquante; elle colore la pensée, elle est le miroir admirable de son âme. Elle n'a rien perdu de sa fraîcheur; aujourd'hui on lit, on aime Montaigne comme autrefois; c'est peut-être de tous les écrivains du XVIe siècle celui qui ne doit point vieillir. L'Hospital a célébré l'amitié dans des vers pleins de sentiment; mais conservant quelque gravité même au milieu de ses épanchements, il est resté au-dessous de Montaigne. Il savait aimer aussi vivement que Montaigne, celui-ci sut mieux dire. ”
