Léonce Anquez

Résumé

Léonce Anquez Le chancelier de l'Hospital (1881)

De la longue harangue de L'Hospital le passage le plus connu est celui où il est parlé de
la religion. Le chancelier n'ignorait pas que le schisme avait fréquemment armé le fils contre le père, le frère contre le frère. « Si donc la diversité de religion sépare et disjoint les personnes qui sont liées de si prochains degrés, que peut-elle faire entre ceux qui ne se touchent de si près ? La division des langues ne fait la séparation des royaumes, mais celle de la religion et des lois, qui d'un royaume en fait deux. De là sort le vieil proverbe : une foi, une loi, un roi. »
Source : Gallica

Léonce Anquez Le chancelier de l'Hospital (1881)

Lors de cette déclaration, L'Hospital, en un admirable langage, rappela aux magistrats le principe d'après lequel ils devaient toujours se conduire : « Vous êtes juges du pré ou du champ, non de la vie, non des mœurs, non de la religion. Vous pensez bien faire d'adjuger la cause à celui que vous estimez plus homme de bien ou meilleur chrétien, comme s'il était question, entre les parties, lequel d'entre eux est meilleur poète, - orateur, peintre, artisan, et enfin de l'art, doctrine, .force, vaillance ou autre quelque autre suffisance, non de la chose qui est amenée en jugement. »
Source : Gallica

Léonce Anquez Le chancelier de l'Hospital (1881)

Plus explicite encore fut le langage que L'Hospital tint à l'assemblée de Saint-Germainen-Laye : « Il me souvient que Cicéron accusait Caton de ce que étant en un siècle si corrompu, néanmoins en ses opinions il était si droit et si roide comme s'il eût vécu en la république de Platon. Il faut toujours considérer que la loi soit proportionnée aux personnes, comme le soulier au pied. Ainsi, cet édit, en soi, est beau, et l'expérience a montré qu'il était impossible. »
Source : Gallica

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