Résumé

Armand Parrot Messire Guillaume Poyet, chancelier de France (1867)

La vie de François Ier offre un étrange contraste de cupidité et de prodigalité. Ce qu'il donnait d'une main à ses ministres il le retirait de l'autre. La dernière phase de l'existence du chancelier Duprat, comme celle de l'amiral Chabot et de Poyet, en est une preuve. Le vieux cardinal-légat auquel la fortune avait toujours souri, éprouva, en 1534, l'ardent désir de succéder au pape Clément VIL, qui était allé dans l'éternité rejoindre ses prédécesseurs.
Source : Gallica

Armand Parrot Messire Guillaume Poyet, chancelier de France (1867)

François Ier, instruit de cette plainte amère, se conteuta de dire en riant : « Le cardinal a-t-il à se plaindre? Je ne lui fais que ce qu'il m'a toujours conseillé de faire aux autres. » Paroles qui doivent être à jamais flétries, car elles révèlent l'ingratilude jointe à la légèreté. Le chancelier Antoine Duprat avait longtemps et utilement servi François Ier.
Source : Gallica

Armand Parrot Messire Guillaume Poyet, chancelier de France (1867)

Ce fut pour remédier à cette pénurie des finances que le chancelier Poyet soumit, le 30 mai 1539, à la sanction royale, un édit «portant qu'au décès de ceux qui possèdent des terres dépendant du domaine de la couronne en vertu de donations, ces terres seront réunies audit domaine, et qu'ils n'en pourront transmettre la possession à leurs enfants2. » Par cette sage mesure, Poyet voulait rendre au Trésor des revenus qui n'auraient dû jamais en être aliénés, et soulager le peuple, qui seul était pressuré sans cesse pour subvenir aux fastueuses prodigalités de la cour.
Source : Gallica

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