Résumé

Albert de Circourt Notice historique sur la maison de Saint-Mauris en Franche-Comté… (1894)

François, général de bataille, et Hermanfroi de Saint-Mauris, se retirèrent dans leurs terres d'où ils ne sortirent plus. Leurs fils entrèrent au service de France, mais ils furent regardés par leurs parents comme des transfuges, et repoussés de la maison paternelle. — Il n'y a pas plus de soixante ans, si l'on avait creusé quelque peu profondément le sol de la Franche-Comté, on y aurait trouvé partout les germes mal desséchés de cet amour pour l'indépendance, qui s'exprimait alors par la fidélité quand même!
Source : Gallica

Albert de Circourt Notice historique sur la maison de Saint-Mauris en Franche-Comté… (1894)

Qui de nos jours abandonne l'armée, parce qu'il est trop pauvre? c'est plus souvent parce qu'on est pauvre qu'on y reste. — Telle était cette noblesse du dix-huitième siècle, que la plupart des écrivains ont représentée comme dégénérée.
L'avant-garde de l'armée des Princes, en 1792, et ensuite le corps de Condé reçurent dans leurs rangs tout ce qui restait alors de la maison de Saint-Mauris. Jusqu'aux enfants de douze ans émigrèrent et portèrent les armes.
Source : Gallica

Albert de Circourt Notice historique sur la maison de Saint-Mauris en Franche-Comté… (1894)

Tels avaient été les seigneurs de Saint-Mauris; tel avait été jusqu'à la fin leur attachement aux nobles traditions de leurs ancêtres. Dès l'époque des croisades, où il est permis de les suivre sur les champs de bataille, à la cour des princes, dans les tournois et les châteaux, on les voit constamment prendre une glorieuse part aux événements de leur siècle, porter très haut le sentiment de l'honneur et de la nationalité, et ne déparant leur dévouement à la religion que par une vieille passion trop chère aux Duguesclin et aux Bayard, la passion de verser le sang dans des combats singuliers.
Source : Gallica

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