Charles-Benjamin Poisson, Chroniques de l'abbaye royale de Saint-Père-en-Vallée (1857)
“ Sous l'abbé Guillaume 1er. Rien ne remua tant les esprits que les Croisades. Elles furent une des époques où la société humaine se transforme : les anciennes idées, disparaissent, de nouvelles surgissent, et la face du monde change; perpétuelle révolution que rien n'arrête. L'invasion des barbares avait mis fin aux mœurs et aux gouvernements antiques; elle aboutit aux Croisades. Les Croisades ouvrirent le Moyen-Age proprement dit : ce fut le temps de la chevalerie et des conceptions hardies et aventureuses, où l'imagination joue le plus grand rôle. ”
