Joseph-Marie Quérard

Élements biographiques

Portrait de Joseph-Marie Quérard Joseph-Marie Quérard,  La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique

“ Considéré comme bibliographie nationale, nôtre livre, d’un usage général et journalier, ne doit pas être confondu avec ces recueils qui embrassent les produits de l’art typographique de tous les lieux et de tous les âges, encore moins avec ceux qu’on publié pour satisfaire la ridicule passion d’un petit nombre de bibliomanes, qui, dans la composition de leurs bibliothèques, ont moins égard au mérite d’un ouvrage et à l’exactitude de l’édition qu’à la beauté de l’exemplaire, et même de la reliure, et qui souvent accordent moins de prix à un chef-d’œuvre qu’à un livre singulier. ”
Source : Wikisource

Portrait de Joseph-Marie Quérard Joseph-Marie Quérard,  La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique

“ Il y a en France un tel cliquetis d’opinions ; ce qu’on appelle le public proclame ses arrêts avec une telle assurance ; on entend dans le monde tant de causeries littéraires, qu’il est facile de décider du mérité d’un livre sans l’avoir lu, et c’est peut-être le secret de quelques-uns de nos Aristarques quotidiens ; mais on n’est pas un critique pour écouter aux portes : faire un grand homme d’un écrivain, médiocre à peu près comme un sultan fait un visir d’un manœuvre, ou frapper un ouvrage jusqu’à ce que mort s’ensuive, c’est un plaisir de despote, interdit à l’humble bibliographe. ”
Source : Wikisource

Portrait de Joseph-Marie Quérard Joseph-Marie Quérard,  Notice des travaux bibliographiques de M. J.-M. Quérard… (1850)

“ M. Quérard garde toute sa sévérité pour le plagiaire qui s'approprie une une idée ou un fragment, pour le voleur littéraire qui publie sous son nom un livre entier qui ne lui appartient pas, et pour les éditeurs infidèles qui retouchent, allèrent ou mutilent pour la spéculation, les oeuvres des maîtres. Nous ne devons pas oublier non plus les industriels : ceux-là mettent leur plume au service d'un grand seigneur qui veut tout acheter jusqu'à la gloire littéraire, ou d'un écrivain en renom qui se contente de jeter dans son atelier « le coup-d'oeil du maître ». ”
Source : Gallica

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