Anonyme, Le Sylphe galant et observateur
“ Par une série non interrompue de travaux, j’étois parvenu à faire un excellent ouvrage de quatre-vingt-dix-sept pages ; alors, je me crus possesseur d’un trésor, et je fus offrir mon chef-d’œuvre à messieurs les libraires. On regarde mon léger manuscrit, on le soulève, on le soulève encore ; et, en souriant d’un air dédaigneux : ah ! monsieur, me dit-on, ce n’est pas là un ouvrage ; c’est un opuscule, une brochure. Quelle place voulez-vous qu’un aussi petit livre occupe dans une bibliothèque... ”
