Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Correspondance, VI (1753-1756)

Je vous serai toujours tendrement dévoué, quelque chose que vous fassiez. Je ne vous ai jamais manqué, je ne vous manquerai jamais. Je reviendrai à vos pieds au mois d’octobre ; et si la malheureuse aventure de La Beaumelle n’est pas vraie ; si Maupertuis, en effet, n’a pas trahi le secret de vos soupers, et ne m’a point calomnié pour exciter La Beaumelle contre moi ; s’il n’a pas été, par sa haine, l’auteur de mes malheurs, j’avouerai que j’ai été trompé, et je lui demanderai pardon devant Votre Majesté et devant le public. Je m’en ferai une vraie gloire.
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Portrait de Voltaire Voltaire Correspondance, VI (1753-1756)

Si je peux avoir une santé un peu tolérable, la passion de faire un petit voyage à Lausanne en deviendra plus forte ; comptez que vos lettres la redoublent. La bonté dont vous dites que Mme de Brenles m’honore est un nouvel encouragement. Je demanderai permission à toutes les maladies qui m’accablent ; mais je ne peux répondre ni du temps où je viendrai, ni de mon séjour. Je sens seulement que, si mon goût décidait de ma conduite, je passerais volontiers ma vie dans le sein de la liberté, de l’amitié, et de la philosophie. Je me croirais, après vous deux, l’homme le plus heureux de Lausanne.
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Portrait de Voltaire Voltaire Correspondance, VI (1753-1756)

Je me flatte toujours que vous daignerez réparer par quelques mots de bonté des choses qui sont si contraires à votre humanité et à votre gloire. Je vous en conjure par le véritable respect que j’ai pour vous, daignez vous rendre à votre caractère encore plus qu’à la prière d’un homme qui n’a jamais aimé en vous que vous-même, et qui n’est malheureux que parce qu’il vous a assez aimé pour vous sacrifier sa patrie. Je n’ai besoin de rien sur la terre que de votre bonté.
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