Opéra

Définition et enjeux

Louis Denise,  Idées et doctrines littéraires du XVIIIe siècle… (1909)

“ Je pense donc que la musique d'un opéra, n'est, comme sa poésie , qu'un nouvel art d'embellir la parole, dont il ne faut point abuser... Or, s'il est vrai, comme on n'en peut douter, que la musique soit à l'opéra ce que les vers sont à la tragédie, une expression plus figurée, une manière seulement plus forte de présenter le sentiment ou la pensée; gardons-nous d'abuser de ce genre d'affectation, de mettre trop de luxe dans cette manière de peindre. Une abondance vicieuse étouffe, éteint la vérité : l'oreille est rassasiée, et le coeur reste vide. ”
Source : Gallica

Albert Du Casse,  Histoire Anecdotique de l'Ancien Théâtre en France…

“ Le sujet de l'opéra se prête quelquefois par lui-même à l'introduction du ballet ou divertissement, pour parler le langage de la fin du dix-septième siècle, plus souvent il est amené sans que l'on sache pourquoi; mais qu'importe une invraisemblance de plus ou de moins, tout n'est-il pas invraisemblance dans un opéra, dans un opéra-comique ou dans un vaudeville? Le théâtre, si l'on excepte la tragédie et la comédie, représente, comme la peinture, une nature de convention. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Romain Rolland Romain Rolland,  Musiciens d'autrefois

“ L’opéra, dans la pensée de ses fondateurs, était une résurrection de la tragédie antique: c’était donc un genre littéraire, autant que musical; et, en fait, même après que furent tombés dans l’oubli les principes dramatiques des premiers maîtres Florentins, même après que la musique eut brisé à son profit les liens qui l’attachaient à la poésie, l’opéra continua d’exercer une influence, qu’on n’a peut-être pas encore assez mise en lumière, sur l’esprit du théâtre, surtout à partir de la fin du XVIIe siècle. ”
Source : Gutenberg

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