Louis Denise, Idées et doctrines littéraires du XVIIIe siècle… (1909)
“ Je pense donc que la musique d'un opéra, n'est, comme sa poésie , qu'un nouvel art d'embellir la parole, dont il ne faut point abuser... Or, s'il est vrai, comme on n'en peut douter, que la musique soit à l'opéra ce que les vers sont à la tragédie, une expression plus figurée, une manière seulement plus forte de présenter le sentiment ou la pensée; gardons-nous d'abuser de ce genre d'affectation, de mettre trop de luxe dans cette manière de peindre. Une abondance vicieuse étouffe, éteint la vérité : l'oreille est rassasiée, et le coeur reste vide. ”
