Adolphe Jullien,
La ville et la cour au XVIIIe siècle…
(1881)
“ « Très bien ! mon cher Mozart, a dit l'Empereur, mais un peu trop de notes ! — Pas plus qu'il n'en faut, sire, » a fièrement répondu l'artiste. Quelques jours après cette algarade, Wolfgang ne parle de rien moins que de quitter l'Allemagne. L'Empereur se figure-t-il donc « qu'il n'est au monde que pour Vienne ? » Dieu, merci ! il se croit « en état de faire honneur à toutes les cours du monde, » et, quoiqu'il n'y ait pas sur terre de monarque qu'il aime mieux servir que l'Empereur, il partira. C'est « qu'il ne veut pas mendier, c'est qu'il ne veut ni de la pitié ni de la faveur. » ”
