Opéra de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain,  Poussières de Paris

“ C’est l’Opéra «modern-style» dans toute sa gloire; on ne peut pas pousser plus loin l’art tumultueux du pittoresque. C’est de la musique de peintre, tant elle rend savoureusement ce qu’elle veut dire. Les cris de Paris qui s’éveille, le duo des amants enthousiasmés et leur salut à ce Paris de joie et de boue resteront, comme tout le premier et tout le dernier acte, des pages documentaires de la musique de demain. ”
Source : Gutenberg

Amédée Gayet de Cesena,  Le nouveau Paris : guide de l'étranger pratique… (1864)

“ Le vrai bal masqué de l'Opéra n'est plus au foyer; il est dans la salle, où des flots de lumière s'échappant de lustres nombreux suspendus au cintre font un jour éclatant, où un puissant orchestre surexcite une foule extravagante altérée de plaisirs.
Les étrangers qui n'ont pas vu le bal masqué de l'Opéra ne peuvent se faire une idée de ces fêtes carnavalesques ; elles donnent la fièvre même à ceux qui n'y assistent qu'en simples spectateurs.
”
Source : Gallica

Pierre Véron,  Paris s'amuse (1861)

“ Je sais, parbleu! que l'on va beaucoup, que l'on va surtout à l'Opéra par genre ; pour dire : « J'ai ma loge, » pour exhiber des épaules fraîchement peintes ou une coiffure nouvelle, pour montrer des diamants achetés avant-hier ou une décoration reçue la veille.
Je sais que la 200e de la Favorite est tout simplement pour madame la première d'un collier de chez Janisset ou le début d'un râtelier osanore.
Je sais que l'Opéra est le caravansérail de cette population flottante qui prend Paris pour une auberge.
Je sais que le désir d'être vu fait plus que le plaisir d'entendre.
”
Source : Gallica

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