Georges Touchard-Lafosse

Élements biographiques

Portrait de Georges Touchard-Lafosse Georges Touchard-Lafosse Les réverbères : chroniques de nuit du vieux et du nouveau Paris… (1833-1835)

Jules eut le grade de colonel; moi j'eus une nuit... une nuit tout entière... présent bien plus précieux pour moi que le titre de comtesse que tu m'as donné sans m'imposer un hymen qui m'eût été odieux; plus précieux que l'hôtel, que les terres, que les écrins redoublés, les équipages, les dotations dont tu as surchargé ma destinée, déjà si opulente par ton amour.
— Ah! Julienne... ah! ma bien-aimée, il y a dans ta voix assez de consolations pour adoucir le fiel d'une défaite, pour consoler de la perte d'une province, peut-être de celle d'un trône... Qu'il est puissant le charme de ta voix!
Source : Gallica

Portrait de Georges Touchard-Lafosse Georges Touchard-Lafosse Le Roi de la révolution, histoire trouvée sur les bords du Gange… (1831)

Long-temps les Birmans subirent la servitude dont les fils d'Aureng-Zeb leur avaient attaché le joug : façonnés à l'esclavage, ils courbaient jusqu'à terre ce front de l'homme sur lequel la nature semble avoir empreint pourtant le caractère de la liberté. Mais, depuis quelques années, ce n'était plus sans murmures qu'ils s'humiliaient; la dignité de l'être dont l'intelligence révèle le chef-d'oeuvre de la création, grondait dans leur sein, où le flambeau des siècles commençait à pénétrer; enfin l'esprit public se développa tout à coup chez les Birmans...
Source : Gallica

Portrait de Georges Touchard-Lafosse Georges Touchard-Lafosse Jean Ango, histoire du seizième siècle publiée par G. Touchard-Lafosse… (1835)

Thaïra n'avait pas compris ; elle passa avec une confiance d'enfant son bras autour du cou de l'armateur. Dans cette situation, son corps, aussi souple que la liane des savanes, touchait, enlaçait celui d'Ango, où courait de veine en veine une chaleur enfiévrée, un amour orageux... Il ressentait une électricité de désirs, dont les commotions se succédaient, rapides comme les battemens de son coeur... Sa poitrine bondissait sous une respiration haletante; le sang gonflait les ramifications veineuses de son front. Les mains tremblantes du Dieppois se promenaient sur la taille svelte de Thaïra
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature