Résumé

Portrait de Georges Touchard-Lafosse Georges Touchard-Lafosse Le Roi de la révolution, histoire trouvée sur les bords du Gange… (1831)

L'amour, ses épanchemens, son ivresse, ne sont que les délassemens de l'âme ; le sentiment de la liberté, voilà sa noble occupation.
Ce ne sont pas seulement des armées régulières qui courent assurer la conquête d'une indépendance qu'on ne ravira plus aux Birmans; c'est la population en armes, c'est tout ce qu'émeut déjà, tout ce qu'émeut encore la dignité de l'homme; les bras de tous les âges, se gonflant, se raidissant pour rompre partout, au-delà du Gange, les entraves de la servilité, qu'on voudrait ressouder aux fers rompus des peuples de l'Irraouaddy.
Source : Gallica

Portrait de Georges Touchard-Lafosse Georges Touchard-Lafosse Le Roi de la révolution, histoire trouvée sur les bords du Gange… (1831)

Alompra fut proclamé le génie de la guerre. Le peuple et l'armée étaient à ses pieds. Il vit qu'il pouvait tout oser.. . il osa. Du bras puissant qui venait de subjuguer vingt rois, cet illustre guerrier forgea, pour captiver la patrie, une chaîne recouverte de lauriers. Soumise, ou plutôt enivrée par ce héros, la nation soumit à son tour l'orient des frontières du Bengale aux limites de la Chine : l'empire birman naquit ; il donna des lois à la moitié de l'Inde, et fit trembler le reste de l'Asie. Le nom d'Alompra franchit les mers ; les vents du tropique le portèrent en Europe
Source : Gallica

Portrait de Georges Touchard-Lafosse Georges Touchard-Lafosse Le Roi de la révolution, histoire trouvée sur les bords du Gange… (1831)

Long-temps les Birmans subirent la servitude dont les fils d'Aureng-Zeb leur avaient attaché le joug : façonnés à l'esclavage, ils courbaient jusqu'à terre ce front de l'homme sur lequel la nature semble avoir empreint pourtant le caractère de la liberté. Mais, depuis quelques années, ce n'était plus sans murmures qu'ils s'humiliaient; la dignité de l'être dont l'intelligence révèle le chef-d'oeuvre de la création, grondait dans leur sein, où le flambeau des siècles commençait à pénétrer; enfin l'esprit public se développa tout à coup chez les Birmans...
Source : Gallica

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