Violence populaire

Définition et enjeux

F.-A. Aulard Les grands orateurs de la Révolution

Quels que soient les excès et les sévices commis par la multitude, il les excuse et les présente comme de faibles taches à un beau tableau. Que parle-t-on de la violence populaire? Le peuple montre plutôt une patience inconcevable; après tant de siècles de servitude et de tortures, il se contente, au jour de sa victoire, de brûler quelques châteaux et de pendre quelques aristocrates.
Source : Gutenberg

Portrait de Armand Carrel Armand Carrel Extrait du dossier d'un prévenu de complicité morale dans l'attentat du 28 juillet… (1835)

Ainsi se traduisait, dans un temps où la violence était le moyen de tous les partis, la légitime et vague prétention populaire de 89, le désir naturel à tous d'obtenir les jouissances d'une civilisation que tous avaient contribué à former depuis des siècles, les uns en s'épuisant à produire, les autres en remplissant leur rôle de consommateurs insatiables.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet Les Masques arrachés, par M. Cabet… (1844)

Quel mal, immense, incalculable, n'ont pas fait tous ces complots et toutes ces sociétés secrètes, tous ces attentats et toutes ces émeutes, et une infinité d'autres, qui ont éloigné le Peuple des questions de principes pour le jeter dans la violence, qui ont profondément divisé lés Bourgeois ou les boutiquiers et le Peuple; et qui ont amené les bastilles par la crainte de l'émeute, et qui ont toujours échoué par l'inhabileté des révolutionnaires ou par les manoeuvres de la Police, ou par la trahison des conjures!
Source : Gallica

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