Résumé

G. Sand Journal d’un voyageur pendant la guerre de 1870

Cette déroute générale pourrait-elle être conjurée ? le sera-t-elle ? Ne faudrait-il, pour opérer ce miracle, que l’apparition d’un génie de premier ordre ? Ce génie présidera-t-il à notre salut ? va-t-il se manifester par des victoires ? Aurons-nous la joie d’avoir souffert pour la délivrance de la patrie ? Nos soldats d’hier seront-ils demain des régimens d’élite ? S’il en est ainsi, personne ne se plaindra ; mais si rien n’est utilisé, si l’état présent se prolonge, nous marchons à une catastrophe inévitable, et notre pauvre Paris sera forcé de se rendre.
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G. Sand Journal d’un voyageur pendant la guerre de 1870

La république est au-dessus du suffrage universel uniquement pour l’inspirer ; elle doit être la région pure où s’élabore le progrès, elle doit avoir pour moyens d’application le respect de la liberté et l’amour de l’égalité, elle n’en peut avouer d’autres, elle n’en doit pas admettre d’autres. Si elle cherche dans la conspiration, dans la surprise, dans le coup d’état ou le coup de main, dans la guerre civile en un mot, l’instrument de son triomphe, elle va disparaître pour longtemps encore, et les hommes égarés qui l’auront perdue ne la relèveront jamais.
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G. Sand Journal d’un voyageur pendant la guerre de 1870

Si ce n’est pas l’espoir, c’est toujours la foi, et si ce n’était même plus la foi, ce serait encore l’amour ; tant qu’on aime, on n’est pas mort. La France ne peut pas se haïr elle-même, plus que jamais elle est la nation qui aime et qu’on aime. Si le gouvernement qui jurait de la sauver ou de mourir avec elle n’a su faire ni l’un ni l’autre, quelque espérance que nous ayons fondée sur ce gouvernement, quelques sympathies qu’il ait pu nous inspirer ou qu’il nous inspire encore, accusons-le plutôt que de condamner la France.
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