Résumé

Gambetta, Dictateur par Edmond Béraud… (1881)

Deux mesures considérables dominent sa dictature militaire: la levée en masse et la création des onze camps. Au lieu de former une armée moins nombreuse, mais homogène, bien équipée, bien nourrie, bien exercée, M. Gambetta réunit un amas d'hommes qui n'avaient jamais tiré à la cible, qui portaient des souliers à semelles de carton et qui allaient opposer aux fusils à aiguille des Prussiens de mauvais fusils à piston: il les entassa au milieu de l'hiver dans des camps où ils périrent de maladies et de misère, quand ils ne moururent pas gelés, comme à l'armée des Vosges!
Source : Gallica

Gambetta, Dictateur par Edmond Béraud… (1881)

M. Gambetta avait entassé défaites sur défaites, désastres sur désastres, et attiré l'envahisseur jusqu'au centre du pays, il avait imposé à la patrie des angoisses atroces, des souffrances inouïes; pendant cinq mois, il s'était érigé en dictateur et avait mis la France en tutelle, il l'avait dépeuplée et ruinée, il avait prodigué son sang et son or. Mais tout cela ne lui suffisait pas ; il lui fallait continuer la résistance jusqu'à complet épuisement pour rester au pouvoir ; l'armistice signé par le gouvernement de Paris et la convocation des électeurs portaient un coup fatal à ses projets
Source : Gallica

Gambetta, Dictateur par Edmond Béraud… (1881)

L'ajournement des élections constitue donc l'un des plus grands crimes dont l'histoire fasse mention. Ce n'était pas seulement un attentat contre le suffrage universel, c'était un crime de lèse-patrie.
M. Crémieux, lui-même, sentait de quel poids pèserait sur le Gouvernement cette responsabilité :
" Je regarde comme un malheur immense que
la convocation d'une assemblée n'ait pas eu lieu. La responsabilité du pouvoir que nous exercions me paraissait effrayante. Voilà des gens que nous envoyons se battre, me disais-je, la responsabilité du sang versé retombera sur nous.
Source : Gallica

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