Résumé

Portrait de Arthur Arnould Arthur Arnould Histoire populaire et parlementaire de la commune de Paris… (1878)

Paris fourmillait d'espions prussiens, qu'on n'arrêtait guère, et dont on ne fusilla pas un seul.
Jules Simon s'y opposa tout particulièrement. Il versa des larmes, en déclarant qu'il avait toujours combattu la peine de mort; il n'eut pas de mal à gagner sa cause, il ne s'agissait que des ennemis de la France.
A l'égard de ces braves Prussiens, l'exquise sensibilité de Trochu et de Jules Favre égalait au moins la sensibilité du philanthrope Jules Simon.
Fusiller des espions! Quelle horreur! La fusillade, c'est bon pour les ouvriers parisiens, leurs femelles et leurs petits !
Source : Gallica

Portrait de Arthur Arnould Arthur Arnould Histoire populaire et parlementaire de la commune de Paris… (1878)

C'est tout ce que Paris a défendu du plus pur de son sang, durant cinq mois d'un siège plein d'angoisses et de souffrances cruelles, qu'on traîne devant lui dans la boue et qu'on s'apprête à fouler aux pieds.
Des vœux de cette grande ville, qui compte à elle seule presque autant d'habitants que certains pays indépendants, qui représente, en nombre, le dix-huitième de la population française, et à qui personne ne conteste d'être la portion la plus éclairée et la grande valeur intellectuelle de la patrie commune; des vœux de cette ville, on ne tient aucun compte.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Arnould Arthur Arnould Histoire populaire et parlementaire de la commune de Paris… (1878)

L'Empire succomba juste le jour où, sous le coup d'une grande douleur patriotique, d'une grande honte nationale, retombant sur tout le monde, la scission dont je viens de parler disparut, pour quelques instants, au milieu du deuil public et de l'indignation universelle.
Néanmoins, la Révolution du 4 septembre ne fut qu'une Révolution bourgeoise, faite par des bourgeois, puisqu'elle fut l'œuvre de la garde nationale, où le peuple n'avait pas encore pénétré.
Comme il n'y eut pas résistance de la part du
pouvoir, le vrai peuple y parut plutôt en spectateur qu'en acteur.
Source : Gallica

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