Résumé

Louis Davyl Acte d'accusation : 1870-1871… (1871)

La France impériale venait de subir le désastre de Sedan; tout était perdu.
La République fut proclamée; tout était sauvé si la République avait été fondée par des «révolutionnaires » ; si la République avait été la République.
Après vingt ans d'empire, il fallait faire une Révolution ; on ne fit qu'un coup d'Etat.
Ce qui distingue un coup d'Etat d'une Révolution, c'est que le premier ne fait que substituer un pouvoir à un autre, des hommes à des hommes. Une Révolution change absolument la surface et le fond des choses, renverse les institutions, remplace un système par un autre.
Source : Gallica

Louis Davyl Acte d'accusation : 1870-1871… (1871)

On monte sur la table; un silence profond succède aux mille bruits qui tout à l'heure retentissaient encore, et en termes fort remarquables, avec une dignité extrême et une attitude pleine de noblesse et de courage, Delescluze rend compte de sa mission. Seulement, à peine a-t-il dit que son opinion à lui était de délivrer les prisonniers, qu'un murmure plein de défiance accueille ses paroles. On ne croit pas à M. Ferry; à peine à M. Dorian accorde-t-on quelque créance, quoiqu'il fût jusque-là du nombre de ceux sur qui seuls on comptait.
Source : Gallica

Louis Davyl Acte d'accusation : 1870-1871… (1871)

A sept heures, un bruit circule : Trochu s'est échappé. Au même instant, pendant que Flourens se débattait, que Jules Favre dédaigneux regardait et que, comme la vague qui monte et descend, la foule immense des gardes nationaux, se roulant de salle en salle, occupait les issues et se félicitait, joyeuse, croyant à la victoire, tout à coup dans l'embrasure de la porte apparaît, soulevant la draperie, un petit homme, la tête toute blanche, sec, maigre, à la mine humble et à la démarche indécise. Le regard est défiant, la lèvre pincée, le sourire plein de finesse
Source : Gallica

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